OBEY : SHEPARD FAIREY
Acheter une œuvre de Shepard Fairey (Obey) : sérigraphies et lithographies originales
Art Génération vous propose une sélection d'œuvres de Shepard Fairey, alias Obey, l'une des figures les plus influentes et les plus reconnaissables du street art international. Affiches, sérigraphies et lithographies signées sont disponibles en ligne et dans nos galeries de Paris et de Lyon, à des prix accessibles pour des amateurs comme pour des collectionneurs.
Œuvres et formats disponibles
La collection réunit des tirages sur papier signés à la main par l'artiste, dans différentes configurations : éditions ouvertes signées, sans numérotation, et éditions limitées signées et numérotées. Parmi les pièces phares disponibles, retrouvez ses deux œuvres les plus emblématiques. Make Art Not War représente une figure féminine encadrée d'un motif floral, une formule née pendant la guerre en Irak, affirmant la nécessité des actes créateurs face à la destruction. Liberté, Égalité, Fraternité est directement issue de ce visuel : Shepard Fairey a détourné Make Art Not War pour créer cette œuvre représentant une Marianne accompagnée d'un drapeau français, en hommage aux victimes des attentats du Bataclan en novembre 2015. Sa Marianne portant la devise républicaine est aujourd'hui exposée à l'Élysée.
Édition ouverte ou édition limitée : laquelle choisir ?
Pour bien choisir, il est utile de comprendre la différence entre ces deux formats. Une édition limitée fixe un nombre précis de tirages : l'artiste détermine combien d'exemplaires seront produits, la plupart des éditeurs s'en tenant à un maximum de 850 copies, cette limitation délibérée devenant le facteur décisif pour l'exclusivité et la valeur de collection. La numérotation rend chaque tirage unique : l'artiste signe et numérote personnellement au crayon, par exemple 25/350, indiquant à la fois le numéro de l'exemplaire et la taille totale de l'édition. Une édition ouverte signée, quant à elle, porte bien la signature de l'artiste mais n'est pas numérotée. Elle constitue un point d'entrée idéal dans la collection. Les éditions limitées sont généralement plus rares et peuvent être davantage recherchées sur le marché secondaire, sans que cela constitue une garantie d'appréciation future. Dans les deux cas, un certificat d'authenticité accompagne l'œuvre.
Acheter en toute confiance
Nos galeries de Paris et de Lyon vous permettent de découvrir les œuvres en personne avant tout achat. Vous pouvez aussi commander directement en ligne. Si votre choix ne vous convient pas, vous disposez de 90 jours pour échanger votre œuvre contre une autre pièce de la galerie.
Shepard Fairey, d'Obey Giant au street art mondial
Né le 15 février 1970 à Charleston en Caroline du Sud, Shepard Fairey se fait connaître dans les années 1990 avec la campagne « André the Giant Has a Posse », qui évolue rapidement pour devenir Obey Giant. Cette image est bien plus qu'un simple visuel : c'est une déclaration sur le pouvoir et la conformité, le mot « Obey » forçant les spectateurs à réfléchir sur leur relation à l'autorité et aux médias.
Plus d'informations sur Shepard Fairey (Obey)
Édition ouverte ou limitée : quelle différence ?

La relation entre Shepard Fairey et la France s'est construite par strates successives, bien au-delà d'une simple notoriété importée. C'est d'abord dans les rues du 13e arrondissement de Paris que l'artiste a ancré sa présence physique. Dès 2012, il couvre la façade d'un immeuble de quatorze étages d'un portrait de femme en rouge, noir et blanc, réalisé en collaboration avec la galerie Itinerrance et la mairie du 13e, dans le cadre du projet collectif « Street Art 13 ». Ce quartier en pleine mutation, qui constitue aujourd'hui l'un des parcours de street art les plus denses d'Europe, devient ainsi l'un de ses terrains d'élection.
En novembre 2015, le lien prend une dimension historique. Du 20 novembre au 11 décembre, en parallèle de la Conférence mondiale sur le climat COP21, Shepard Fairey dévoile Earth Crisis, une sphère géante suspendue entre le premier et le deuxième étage de la tour Eiffel, dont les motifs dénoncent les dérèglements écologiques. Commandée par la galerie Itinerrance, cette installation est la première œuvre de street art jamais accrochée au monument français. Le contexte est doublement chargé : l'artiste installe son œuvre dans les jours qui suivent les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis, et le vernissage est maintenu, sans inauguration publique, comme un geste de résistance symbolique.
C'est précisément dans cette période que naît l'œuvre peut-être la plus intimement liée à Paris. Réalisée au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 en témoignage d'empathie envers le peuple français, Liberté, Égalité, Fraternité est déclinée sous forme de fresque monumentale sur un immeuble du 186 rue Nationale, dans le 13e arrondissement. L'artiste enrichit la composition d'arabesques inspirées de l'Art nouveau des stations de métro parisiennes, ainsi que de signes de paix et de fleurs d'hibiscus. Pour Fairey, la devise républicaine française dépasse les frontières nationales et renvoie à une idée universelle d'unité. L'œuvre trouve un écho jusqu'à l'Élysée, où le président Emmanuel Macron choisit d'en accrocher une version dans son bureau.
La galerie Itinerrance, partenaire parisienne de longue date, lui consacre une troisième exposition personnelle avec « Swan Song » en 2024. En juin 2025, Shepard Fairey dévoile une nouvelle fresque monumentale sur la façade de l'Hôtel de Ville de Paris, dans le cadre d'une exposition commémorant les dix ans de l'Accord de Paris sur le climat.
La France ne se résume pas à Paris pour Shepard Fairey. En 2023, Spacejunk Lyon, en partenariat avec la Ville de Lyon, présente au Musée Guimet la plus grande exposition jamais organisée autour de l'artiste, intitulée 1001 Reasons to (dis)OBEY, du 8 mars au 9 juillet. Cette rétrospective réunit plus de mille œuvres de l'artiste , confirmant que la France occupe une place à part dans la trajectoire internationale d'Obey.
Liberté Égalité Fraternité et Make Art Not War

Make Art Not War est l'une des œuvres les plus représentatives de l'engagement de Shepard Fairey. Créée pendant la guerre en Irak, elle détourne le mantra anti-guerre des années 1960 « Make Love, Not War » pour affirmer la primauté des actes créatifs sur les actes destructeurs. Le style Art nouveau de la composition constitue lui-même une référence explicite à l'influence de ce mouvement sur l'art hippie et psychédélique des années 1960, notamment les affiches anti-Vietnam. La figure féminine enchâssée dans une guirlande florale y apparaît affirmée et ancrée dans le réel. Les deux pinceaux placés sous son portrait renvoient à la fois à l'outil classique de la pratique artistique et à la forme de lances, une ambiguïté visuelle qui rend le message à la fois accessible et acéré.
C'est ce même visage féminin que Fairey a réemployé pour concevoir Liberté, Égalité, Fraternité, en détournant Make Art Not War pour réaliser une fresque en hommage aux victimes de l'attentat du Bataclan du 13 novembre 2015. L'œuvre naît directement au lendemain de cette attaque. Fairey offre à la France une composition forte et symbolique : une Marianne tricolore portant la devise de la République. Selon l'artiste, le drapeau peut être lu comme un symbole de nationalisme ou comme un symbole de solidarité internationale et d'unité, et c'est précisément dans cet esprit de soutien qu'il a conçu l'œuvre.
La fresque monumentale dépasse les 25 mètres de haut et a été réalisée dans le 13e arrondissement de Paris, reprenant le visuel d'hommage sous la forme d'une Marianne sur fond de drapeau tricolore accompagnée de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». L'œuvre a depuis acquis une portée institutionnelle remarquable : un tirage a été offert au président Macron, faisant voyager cette création des murs du 13e arrondissement jusqu'aux salons de l'Élysée.
Ces deux œuvres incarnent au plus haut point ce qui fait la singularité de Shepard Fairey sur la scène internationale : la capacité à transformer un message politique en image immédiatement lisible, diffusable à grande échelle, sans rien sacrifier de la charge symbolique. L'édition limitée de Liberté, Égalité, Fraternité, tirée à 450 exemplaires en 2016, est aujourd'hui l'une des œuvres de l'artiste ayant connu la plus forte progression de valeur sur le marché secondaire. C'est précisément ce type de pièce, à la croisée de l'engagement militant et de la rareté documentée, que recherchent les collectionneurs avertis.
Art Génération propose une sélection d'œuvres de Shepard Fairey — lithographies signées, éditions ouvertes et éditions limitées signées et numérotées — accompagnées de leur certificat d'authenticité. Un échange est possible sous 90 jours contre une autre pièce de la galerie, pour ceux qui souhaitent construire leur collection progressivement.
Les affiches et lithographies OBEY de Shepard Fairey...dans son intérieur

Les œuvres de Shepard Fairey s'adaptent à une grande variété d'intérieurs, ce qui explique en partie leur succès auprès des collectionneurs comme des primo-acheteurs. La palette caractéristique d'Obey, construite autour du rouge, du noir et du beige crème, présente l'avantage d'une sobriété qui dialogue facilement avec des environnements très différents : appartement contemporain, loft à l'esprit industriel, bureau ou espace de vie plus classique. Ces couleurs tranchées créent immédiatement un point focal sans pour autant écraser une pièce.
Le format de l'œuvre est le premier paramètre à considérer. Les sérigraphies et lithographies Obey sont produites dans des formats variés, souvent compris entre 46 x 61 cm et 91,5 x 61 cm, ce qui couvre aussi bien les petits murs que les grandes surfaces. Un tirage de format moyen encadré sous verre convient parfaitement à un couloir, une chambre ou un espace de travail. Les formats plus ambitieux, notamment sur papier épais type Speckletone, s'imposent davantage dans un salon ou un espace de réception où l'œuvre peut être appréciée à distance.
Le style graphique de Fairey, construit sur des aplats nets, des portraits frontaux et des compositions symétriques, confère à ses pièces une lisibilité immédiate quelle que soit la distance d'observation. Cette qualité, héritée de l'affichage urbain, devient un atout réel dans un intérieur : une sérigraphie Obey accrochée seule sur un mur blanc suffit à structurer visuellement tout un espace.
Il est également possible de jouer sur l'association de plusieurs pièces. Fairey a conçu une partie de sa production dans une logique de cohérence chromatique et formelle entre les tirages, ce qui facilite la constitution d'un ensemble mural homogène. Deux ou trois œuvres de la même série, ou partageant la même palette, forment un accrochage solide sans nécessiter de mise en scène complexe.
Pour encadrer une œuvre sur papier, quelques précautions simples permettent de préserver l'état de conservation dans le temps :
- Privilégier un encadrement avec verre anti-UV pour protéger les encres des sérigraphies.
- Éviter une exposition directe à la lumière du soleil, qui peut altérer les rouges et les beiges caractéristiques du travail d'Obey.
- Conserver le certificat d'authenticité et les documents de provenance séparément de l'œuvre encadrée, à l'abri de l'humidité.
Les œuvres disponibles chez Art Génération sont sélectionnées pour leur authenticité. Si un premier choix ne correspond pas à l'espace envisagé, la galerie propose un échange sous 90 jours contre une autre pièce de la collection : une souplesse qui permet d'affiner son accrochage sans prendre de risque.
Shepard Fairey : du skate aux musées
Frank Shepard Fairey naît le 15 février 1970 à Charleston, en Caroline du Sud. Dès l'âge de 14 ans, il commence à personnaliser des planches de skateboard et des t-shirts, ancrant sa pratique artistique dans la culture skate et la scène punk qui dominent alors la jeunesse américaine. Ce double héritage — artisanat de rue d'un côté, énergie contestataire de l'autre — ne le quittera jamais.
En 1988, il intègre la Rhode Island School of Design (RISD) à Providence, l'une des écoles d'art les plus réputées des États-Unis, où il absorbe le design moderniste de l'affiche, le constructivisme soviétique et le langage graphique de la propagande de masse — autant de références qu'il recomposera ensuite dans son vocabulaire visuel personnel. Il en sort diplômé en 1992 avec un Bachelor of Fine Arts en illustration. C'est pourtant pendant ses années d'études, en 1989, qu'il conçoit le sticker "Andre the Giant Has a Posse", point de départ de la campagne Obey Giant , dont l'expansion mondiale commence bien avant l'obtention de son diplôme.
Le passage de la rue aux institutions culturelles s'opère progressivement mais inexorablement. Sa première rétrospective dans un musée a lieu à l'Institute of Contemporary Art de Boston en 2009 , coïncidant avec le retentissement mondial du portrait Hope de Barack Obama. Ses œuvres figurent aujourd'hui dans les collections permanentes du Smithsonian, du Los Angeles County Museum of Art, du Museum of Modern Art de New York, du Virginia Museum of Fine Arts et du Victoria and Albert Museum de Londres.
En France, sa reconnaissance institutionnelle suit le même mouvement. Spacejunk Lyon, en partenariat avec la Ville de Lyon, a présenté la plus grande exposition jamais réalisée autour de Shepard Fairey, intitulée 1001 Reasons to (dis)OBEY, au Musée Guimet en 2023. Plus récemment, la ville de Tours a accueilli une rétrospective exceptionnelle dédiée à Shepard Fairey au sein du Château de Tours, jusqu'en décembre 2025. Cette exposition, intitulée OBEY — Tours 2025, met en lumière plus de trente ans de création d'un artiste dont les œuvres, à la croisée de la propagande, de la publicité et du pop art, ont marqué la scène artistique internationale.
Malgré cette reconnaissance institutionnelle, Fairey reste profondément attaché à ses racines dans le street art, voyant la rue comme un lieu essentiel de communication et de résistance. Ce refus de choisir entre le mur et le musée est précisément ce qui distingue sa trajectoire : Obey n'a pas abandonné la rue pour entrer dans les collections publiques — il a imposé la rue dans les collections publiques.
Un style graphique immédiatement reconnaissable

Ce qui frappe en premier dans une œuvre de Shepard Fairey, avant même de lire le moindre slogan, c'est la force immédiate de sa composition. Contraste élevé, aplats de couleur nets, traits épais : chaque image est conçue pour s'imposer en une fraction de seconde, qu'elle soit collée sur un mur ou encadrée dans un intérieur.
La palette de Fairey s'articule autour d'un noyau chromatique restreint, principalement le rouge, le noir et le beige, auquel il ajoute ponctuellement du bleu ou du blanc crème selon les séries. Cette économie de couleurs n'est pas une contrainte : c'est un choix délibéré qui renforce l'impact visuel et la cohérence de l'ensemble de sa production, de la plus petite sérigraphie à la fresque monumentale.
Son style puise dans la propagande soviétique, le constructivisme russe et le Pop Art, et l'on retrouve dans ses œuvres des portraits frontaux, des typographies massives et une mise en page symétrique. Il intègre des messages textuels et des éléments graphiques puissants, avec une inspiration marquée par l'art déco et les affiches de propagande des années 1930 et 1940. À ces références historiques s'ajoute l'influence de la musique punk et du hip-hop, qui nourrissent son goût pour la provocation et l'indépendance.
La typographie occupe une place centrale dans cet univers graphique. Les textes ne sont jamais décoratifs : ils portent un message direct, souvent court, pensé pour être mémorisé instantanément. Le slogan « Obey » lui-même ne doit pas être compris au premier degré, mais comme une provocation invitant à désobéir au conditionnement passif imposé par les médias ou la publicité.
Sur le plan technique, Fairey travaille principalement à la sérigraphie, au collage, au pochoir et à la peinture murale, une approche mixte qui lui permet d'intervenir aussi bien dans la rue que dans les galeries en conservant une forte cohérence visuelle. Il imprime en plusieurs couches sur des supports variés, parfois peints à la main au préalable, ce qui lui permet de mêler illustrations, collages et photographies dans une seule composition.
Fairey est notamment reconnu pour ses portraits de personnalités politiques, d'artistes et d'activistes — Martin Luther King Jr., Malcolm X, Nelson Mandela, Jimi Hendrix — représentés dans un style graphique et coloré, souvent accompagnés de slogans ou de citations devenus des icônes de la culture populaire.
C'est précisément cette lisibilité immédiate, doublée d'une profondeur de sens, qui rend les œuvres d'Obey aussi adaptées à un contexte de collection. Une sérigraphie ou une lithographie signée de Shepard Fairey disponible à la galerie Art Génération apporte autant sur le plan esthétique que sur celui du discours : elle affiche une prise de position visuelle forte, tout en s'intégrant naturellement dans des univers d'intérieur très différents.
FAQ – Shepard Fairey (Obey)
Qui est Shepard Fairey, alias Obey ?
Oui, il est possible d'acheter une œuvre de Shepard Fairey (Obey) dans une galerie d'art à Paris, que ce soit en galerie physique, en ligne ou en salle des ventes, avec des formats et des prix accessibles à différents types de collectionneurs.
Paris entretient un lien fort avec l'artiste : en juin 2025, Shepard Fairey a dévoilé une fresque monumentale sur la façade de l'Hôtel de Ville de Paris, dans le cadre de l'exposition commémorant le dixième anniversaire de l'Accord de Paris sur le climat. Dès 2016, il avait peint deux fresques dans le 13e arrondissement, dont une Marianne entourée de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », réalisée en hommage aux victimes des attentats de novembre 2015. Cette présence récurrente dans la capitale a naturellement renforcé l'intérêt des galeries parisiennes pour son travail.
Sur le marché de l'art, la pratique de Shepard Fairey a évolué vers des formats diversifiés : sérigraphies en édition limitée sur papier, bois ou métal, collages au pochoir, estampes letterpress et peintures multiples réalisées à la main. Ses œuvres atteignent généralement plusieurs milliers d'euros, voire plusieurs dizaines de milliers ; ses peintures, plus rares, dépassent parfois les 100 000 €. Les sérigraphies en édition limitée, signées et numérotées, restent le format le plus accessible pour entrer dans la collection.
Pour garantir la valeur d'une acquisition, il est essentiel de vérifier l'authenticité de l'œuvre en examinant la signature, les tampons, les numéros de série et la qualité d'impression pour les sérigraphies. Artgeneration propose une sélection d'œuvres de Shepard Fairey, consultable en ligne et dans ses galeries de Paris et de Lyon, avec la possibilité d'échanger son œuvre contre une autre pièce de la galerie dans les 90 jours suivant l'achat.
Quelle est la différence entre une édition limitée et une édition ouverte chez Shepard Fairey ?
Chez Shepard Fairey, une édition limitée est un tirage dont le nombre d'exemplaires est fixé définitivement à l'avance, tandis qu'une édition ouverte (ou open edition) n'est soumise à aucun plafond : l'artiste peut la reproduire autant de fois qu'il le juge utile, sans contrainte de quantité ni de durée.
Dans une édition limitée, le nombre d'exemplaires est arrêté et fixe ; chaque pièce est numérotée à la main, au crayon. La mention « 65/300 » signifie ainsi qu'il s'agit du 65e exemplaire d'un tirage qui en compte exactement 300, et qu'aucun exemplaire supplémentaire ne sera jamais produit. L'édition ouverte, à l'inverse, n'est pas numérotée : l'artiste conserve toute latitude pour éditer l'œuvre selon la demande, sans engagement sur le volume total.
Les deux types d'éditions peuvent être signés par Shepard Fairey. La différence tient donc moins à la signature qu'à la rareté : une édition limitée signée et numérotée garantit un nombre connu d'exemplaires en circulation, ce qui constitue un critère déterminant pour les collectionneurs. Les éditions limitées sont généralement plus rares et peuvent être davantage recherchées sur le marché secondaire, sans que cela constitue une garantie d'appréciation future.
Sur le plan de l'authenticité, depuis mi-2022, Shepard Fairey propose pour ses éditions limitées un certificat d'authenticité numérique, disponible sur la plateforme Verisart. Art Génération sélectionne ses œuvres Obey en tenant compte de ces critères : édition ouverte signée, édition limitée signée et numérotée, provenance et état de conservation sont systématiquement documentés pour chaque pièce proposée à la galerie.
Comment authentifier une œuvre de Shepard Fairey ?
Authentifier une œuvre de Shepard Fairey repose sur l'examen combiné de plusieurs éléments : la signature manuscrite, la numérotation du tirage, la présence d'un certificat d'authenticité et la traçabilité de la provenance.
La signature constitue le premier repère. Sur ses sérigraphies numérotées, elle apparaît généralement au crayon graphite, en bas à droite, sous la forme « Shepard Fairey » en écriture manuscrite fluide, accompagnée du numéro de tirage et parfois d'un tampon OBEY embossé. Sur certaines œuvres sur toile ou sur bois, on rencontre également une signature intégrée dans la composition, en lettres capitales, ou le logo stylisé OBEY associé à son iconographie.
La numérotation renseigne directement sur la nature de l'édition. Une mention du type 123/450 indique une édition limitée ; l'absence de numéro caractérise une édition ouverte, signée mais non numérotée. Les éditions limitées telles que Peace Dove, Make Art Not War ou Obey Giant présentent des constantes : signature lisible, date, numérotation, et certificat ou sticker d'authenticité provenant de l'atelier.
Le certificat d'authenticité est un élément central. Depuis mi-2022, Shepard Fairey propose pour ses éditions limitées un certificat d'authenticité numérique, disponible sur la plateforme Verisart. Les œuvres antérieures sont généralement accompagnées d'un certificat papier émis par la galerie ou le studio.
La provenance complète le tableau. Une documentation incluant les justificatifs d'achat, le certificat d'authenticité et des informations claires sur l'édition contribue à confirmer la légitimité d'une pièce. Acquérir une œuvre directement auprès d'une galerie reconnue, comme Art Génération, reste la garantie la plus solide.
Quelles sont les œuvres les plus emblématiques de Shepard Fairey ?
Les œuvres les plus emblématiques de Shepard Fairey sont Obey Giant, le portrait Hope de Barack Obama, Make Art Not War et Liberté, Égalité, Fraternité : quatre créations qui résument à elles seules la trajectoire d'un artiste dont l'engagement traverse toute la pratique.
Obey Giant est le point de départ. En 1989, Fairey lance la campagne Obey Giant, inspirée du catcheur André Roussimoff. Ce projet, d'abord expérimental, devient un phénomène mondial et marque son entrée dans l'art urbain. La diffusion massive d'imprimés, d'affiches, d'autocollants et de peintures murales qui en découle donne naissance à un véritable phénomène culturel international.
Hope propulse Shepard Fairey sur la scène mondiale. Ce poster, créé en 2008 pour la campagne présidentielle de Barack Obama, représente un portrait stylisé du candidat avec le mot « Hope » en dessous : à la fois succès visuel et outil de mobilisation politique. Il consolide la réputation de Fairey en tant qu'artiste engagé et démontre le pouvoir de l'art graphique dans la politique.
Make Art Not War prolonge cette démarche en défendant la paix et la création comme formes de résistance. Inspirée de l'esthétique Art nouveau, la sérigraphie se distingue par une palette rouge et dorée caractéristique du style de Shepard Fairey.
Liberté, Égalité, Fraternité est peut-être l'œuvre qui touche le plus directement au public français. Née au lendemain de l'attaque terroriste contre le Bataclan en novembre 2015, elle détourne l'une de ses œuvres précédentes, Make Art Not War, pour représenter une Marianne accompagnée d'un drapeau français, en hommage aux victimes. L'œuvre, qui symbolise les valeurs fondamentales de la France, a été offerte par Shepard Fairey au président Emmanuel Macron et est exposée dans son bureau. Des sérigraphies et lithographies issues de ces séries emblématiques sont disponibles à la galerie Art Génération, en éditions ouvertes signées ou en éditions limitées signées et numérotées.
Quel est le lien entre Shepard Fairey et la France ?
Le lien entre Shepard Fairey et la France est profond et multiple : il passe par une œuvre devenue symbole national, par une présence physique répétée à Paris, et par la reconnaissance des institutions françaises les plus prestigieuses.
Le point de départ de ce lien est tragique. L'œuvre Liberté, Égalité, Fraternité naît au lendemain de l'attentat du Bataclan en novembre 2015, alors que Shepard Fairey se trouvait à Paris pour installer une création sous la Tour Eiffel. Pour la réaliser, il repart d'une précédente œuvre, Make Art Not War, qu'il réinterprète en représentant une Marianne accompagnée du drapeau français, en hommage aux victimes. Selon l'artiste, ce drapeau peut être lu à la fois comme un symbole de nationalisme et comme un symbole de solidarité internationale.
En juin 2016, dans le cadre du projet Street Art 13 porté par la galerie Itinerrance, il revient à Paris superviser l'installation de sa fresque sur la façade d'un immeuble du 13e arrondissement, où elle s'élève à 15 mètres de hauteur. L'œuvre entre ensuite dans les collections du Palais de l'Élysée à Paris en 2017 , consécration rare pour un artiste de street art américain.
Sa relation avec la France ne se limite pas à cette œuvre. La complicité entre Shepard Fairey et la galerie Itinerrance s'est construite dans la durée : leur première collaboration remonte à 2016 avec l'exposition Earth Crisis, suivie en 2019 d'une rétrospective intitulée Facing the Giant, puis d'une troisième exposition personnelle en 2024. C'est également en France, au musée Guimet de Lyon, que s'est tenue la plus grande exposition jamais consacrée à Shepard Fairey dans le monde.
Quels critères influencent la valeur d'une œuvre Obey sur le marché ?
La valeur d'une œuvre de Shepard Fairey (Obey) sur le marché dépend de plusieurs critères combinés : le type d'édition, la popularité du sujet représenté, la signature, l'état de conservation, la provenance et la présence d'un certificat d'authenticité.
Édition limitée ou édition ouverte
C'est le premier facteur à examiner. Une édition limitée, signée et numérotée par l'artiste, est produite en un nombre fixe d'exemplaires clairement indiqué sur le tirage.
La rareté qui en découle influe directement sur le prix : une sérigraphie numérotée et signée en parfait état se vendra toujours à un prix sensiblement supérieur à une version non signée ou endommagée.
Les éditions ouvertes, également signées, sont produites sans limitation de nombre et restent généralement plus accessibles, mais moins recherchées sur le marché secondaire.
Le sujet représenté
La popularité du sujet joue un rôle essentiel : les séries Hope et Obey Giant figurent parmi les plus recherchées.
Les pièces qui reflètent des moments clés de la carrière de Fairey, ou qui ont été créées pour des événements spécifiques, affichent une valeur plus élevée.
L'authenticité et la provenance
L'authenticité est primordiale pour déterminer la valeur d'une œuvre de Shepard Fairey : la présence de la signature de l'artiste, souvent située en bas du tirage, constitue un élément de référence fondamental.
Un certificat d'authenticité et une provenance traçable renforcent significativement la valeur de la pièce.
L'état de conservation
L'état de conservation influence fortement la valeur : les œuvres en parfait état se vendent à des prix supérieurs.
Les fourchettes de prix
Les sérigraphies en édition limitée se négocient généralement entre 500 € et 5 000 €, tandis que les grandes œuvres originales peuvent atteindre des sommets, surtout lorsqu'elles portent des messages emblématiques ou proviennent de collections prestigieuses.
La création de l'affiche Hope en 2008 a marqué un tournant dans la cote de l'artiste, avec des sérigraphies atteignant régulièrement des montants à cinq ou six chiffres.
Les éditions limitées disponibles chez Art Génération sont sélectionnées pour leur authenticité, avec certificat d'authenticité inclus.
Peut-on échanger une œuvre Obey achetée chez Art Génération ?
Oui, une œuvre Obey achetée chez Art Génération peut être échangée dans un délai de 90 jours contre une autre pièce de la galerie, qu'il s'agisse d'une sérigraphie, d'une lithographie ou de toute autre œuvre disponible dans la collection.
Cette politique d'échange est pensée pour accompagner aussi bien les primo-acheteurs que les collectionneurs qui souhaitent faire évoluer leur collection. Acquérir une œuvre de Shepard Fairey est une décision qui peut mériter réflexion : sujet représenté, format, numérotation, état de conservation... autant de critères qui jouent un rôle dans le choix d'une pièce. Le délai de 90 jours offre le recul nécessaire pour prendre cette décision sereinement.
Il ne s'agit pas d'un remboursement, mais bien d'un échange contre une autre œuvre de la galerie. C'est une façon concrète d'entrer dans l'univers d'Obey sans engagement définitif, et d'ajuster progressivement sa collection au fil de ses découvertes et de ses coups de cœur.
Les œuvres Shepard Fairey proposées par Art Génération sont sélectionnées pour leur authenticité : lithographies signées, éditions limitées signées et numérotées, parfois accompagnées d'un certificat d'authenticité. Cette exigence de traçabilité est particulièrement importante pour des éditions dont la rareté et la cote sur le marché secondaire dépendent directement de leur provenance et de leur état de conservation.
















































































